CCF de géographie: Les cyclones à La Réunion

Ecrit le 21 Apr 2018

Ce que je propose dans cet article concernera avant tout les élèves de classe de CAP (ou de 1ère Bac Pro) désirant faire leur dossier de CCF (Contrôle en Cours de Formation) sur le thème des cyclones à La Réunion. Bien évidemment je propose plus une démarche de travail et des documents qu’un dossier tout fait.

Le sujet d’étude tel qu’il est inscrit au programme est le suivant :

  • Les sociétés face aux risques

 Le thème du dossier pourrait être au choix:

  • Les cyclones à La Réunion
  • Les cyclones et les Réunionnais
  • Le risque cyclonique à La Réunion

Plusieurs problématiques sont possibles :

  • Comment les Réunionnais font-ils face aux cyclones ?
  • Comment les Réunionnais gèrent-ils le risque cyclonique ?
  • Qu’est-ce qu’un cyclone et comment les Réunionnais s’y préparent-ils ?

Il s’agit ici d’exemples de problématique. C'est à vous de choisir ou de reformuler la vôtre en fonction de vos attentes.

Pour constituer le dossier de CCF il vous faut 3/4 documents de nature variée dont un ayant une dimension civique. Je vous propose ci-après quelques documents que j’ai créés (source : meteoi.re) et un autre que j’ai trouvé sur le net.

Premièrement il est important de montrer que La Réunion est un territoire soumis à l’aléa cyclonique. Pour cela rien de plus simple que d’utiliser une carte montrant des trajectoires de cyclones qui sont passé très près de La Réunion.

 

Document 1 : La Réunion, un territoire soumis à l’aléa cyclonique

Document CCF trajectoire de cyclones à la Réunion

Source: Meteoi.re, 2016

Cette carte se base sur les données de la NOAA (agence météorologique américaine). C’est pour cette raison que c’est l’échelle de Saffir-Simpson qui est utilisée ici. La carte met en évidence les cyclones qui sont passés à une distance inférieure à 150 km de La Réunion entre 1948 et 2016. On dénombre ainsi 19 cyclones. Á noter qu’aucun système n’a atteint la catégorie 5 durant cette période.

Ici j’ai volontairement occulté les systèmes dépressionnaires faibles, d’une part parce que la carte serait illisible et d’autre part pour respecter au mieux notre thème sur les cyclones (et non les tempêtes).

Avec cette carte on discerne plus pleinement que La Réunion est un territoire soumis à l’aléa cyclonique. En effet, si on fait une moyenne, un cyclone passe à proximité de La Réunion en moyenne tous les 3/4 ans.

Mais qu’est-ce qu’un cyclone ?

 

Document 2 : Le cyclone, une énorme machine thermique !

Document CCF anatomie du cyclone

Source: Meteoi.re, 2018

Sur cette infographie on comprend mieux ce qu’est un cyclone ! Il s’agit d’une énorme masse nuageuse (en moyenne entre 300 et 600 km de diamètre) qui tourne autour d’un centre que l’on appelle couramment « œil ». Le cyclone s'alimente de l'air chaud émanant des océans. Au sein du cyclone les vents sont très violents. Ils peuvent dépasser les 250 km/h. Ces vents sont accompagnés de pluies diluviennes et d’une onde de tempête pouvant atteindre les 5 à 6 mètres.

Ces différents phénomènes présentent un véritable danger pour la société réunionnaise puisqu’ils provoquent des dégâts pouvant être importants et faire des victimes.

 

Document 3 : Le cyclone tropical Dina terrasse La Réunion

Document CCF cyclone Dina à La Réunion

Source: Article du blog Meteoi.re, 22  Janvier 2015

Il s’agit d’un article que j’ai écrit le 22 janvier 2015, 13 ans après le passage de ce terrible cyclone. Les valeurs météorologiques sont impressionnantes et montrent la violence de ce cyclone. Elles expliquent aussi pourquoi les dégâts matériels ont été aussi importants. A contrario, le bilan humain est léger ! Aucune victime directe n’est recensée.

Qu’est-ce qui explique cela ?

 

Document 4 : Un système d’alerte efficace

Document CCF système d'alerte à La Réunion

Source: Préfecture de La Réunion

Ce tableau provient du site de Météo France. Il nous montre les différentes phases du système d’alerte. Si le nombre de victimes est faible voire nul c’est bien parce que le système d’alerte a fait ses preuves !

Il y a 4 niveaux d’alerte. L’alerte rouge est l’alerte maximale, elle interdit toute sortie du domicile. Dans tous les cas de figure, il faut se tenir informés. Cette consigne sous-entend le rôle crucial des médias qui diffusent l’information météorologique émise par Météo France et les consignes de sécurité émise par la préfecture.

Météo France est un acteur crucial car en plus de suivre le phénomène cyclonique, l’agence établit des prévisions jusqu’à 5 jours permettant d’anticiper toute trajectoire ou intensification dangereuse. Sur la base des prévisions de Météo France, le Préfet déclenchera les différentes alertes ou non.

Ce document à une « dimension » civique puisque par l’usage d’injonction comme « Tenez-vous informés », « Ne sortez en aucun cas!» on comprend mieux la responsabilité de chaque citoyen. Donc en plus, des services de l’Etat (Météo France compris), les citoyens sont des acteurs de la prévention du risque cyclonique.

Ils doivent suivre les consignes de sécurité, ils peuvent faire des relevés météorologiques ce qui peut permettre de compléter les données de Météo France. A l’ère des réseaux sociaux, chaque citoyen peut et se doit de partager des informations exactes et de qualité.

 

Conclusion

On a vu tout au long de cette petite analyse que La Réunion est une île tropicale soumise à l’aléa cyclonique. Face à ces monstres de la nature, qui génèrent des vents très violents et des pluies diluviennes, il est primordial de se protéger. Cette protection passe avant tout par le système d’alerte, qui concerne l’avant, le pendant et l’après cyclone.

Ce système d’alerte a montré son efficacité puisqu’aujourd’hui le nombre de victimes directement lié au cyclone est faible voire nul. Ces différentes alertes sont déclenchées par la préfecture, qui prend en considération les informations transmises par Météo France, l’agence météorologique chargée du suivi des cyclones dans l’océan Indien.

Au-delà de ces deux acteurs, le citoyen joue un rôle important en suivant les consignes de sécurité, en partageant d’éventuelles données météorologiques et historiques et en diffusant une information exacte et de qualité sur les réseaux sociaux.